Déjà un bout de chemin fait ensemble...

Déjà un bout de chemin fait ensemble...
C'était un temps ou on parlait de radis, de bananes, de converses trouées.
C'était un temps ou j'étais au collège (je "révisais" mon brevet, que l'histoire) où tu redoublais ta seconde.
C'était un temps ou on allait au concert de Broussai et se saouler de chansons (ma liberté...)
C'était un temps ou nous étions encore des ados moyens, les mains dans les poches, la révolte dans l'âme (mort aux vaches à s'en faire exploser les tympans), avec ma raie sur le coté et nos jeans troués.
C'était un temps ou je me cachais parce que tu étais un grand, que toutes mes copines rêvaient d'être comme les tiennes.
C'était un temps ou au coin d'une rue, on se regardait furtivement... en même temps... et on rougissait..
C'était un temps ou on volait des baisers à la récré (pendant que mes copines montaient la garde! la stratégie..)
C'était un temps ou on se cherchait, on s'est tombé dessus presque par hasard, et on est resté accrochés.
C'était un temps ou je n'osais pas t'offrir tes cadeaux d'anniversaire (j'ai gardé le carnet pendant un an et mangé tous les chocolats planqués dans mon armoire)
C'était un temps ou tu me courrais après et je te fuyais (pour de faux)
C'était un temps ou on se baladait sur la voie verte avec tes copains et j'avais l'impression de débarquer dans un nouveau monde plein de rebondissements
C'était un temps ou tu me dessinais des étoiles dans le cou, et des fleurs partout, ou on écoutait mes souliers sont rouges et les beatles en boucle, parler d'anticapitalisme, d'hippies, d'années 60, d'absinthe (de n'importe quoi)
C'était un temps ou on passé des après midi sur un banc dans le vallon, ou tu m'attendais devant la statut de la place de la barre avec ton chech blanc de petit prince...et mon coeur battait la chamade, un temps ou tu disais bonsoir à mon père a deux heures de l'après midi et sentais le tabac
C'était un temps ou on écoutait les gens défilés devant nous, effeuiller les paquerettes, ou je croisais les doigts pour tomber sur passionément, ou on saisissez quelques notes de flute traversière, ou on se raconter notre enfance, ou tu éternuais dans ma main, un temps ou tu n'osais pas encore te coller à moi quand il y avait des gros chiens (mais tu serrais quand meme des dents)
C'était un temps ou tu jouais de la guitare, tu me montrais tes carnets de dessins, un artiste en herbe dans sa chemise à carreaux, faisant théâtre et tennis, cultivé et mangeur de livres, un brin timide, un rien d'entreprenant.
C'était un tempsou quand je te parlais je notais les mots compliqués pour les chercher dans le dictionnaire (éclectique, mon dieu, euh ben moi aussi -javais meme pas encore 15 ans!), un temps ou on écrivait les O en majuscule.
Un temps, ou je sentais pour la première fois tes oreillés, l'odeur des ballerines en cuir, de l'interdit et des bêtises, être punie d'internet, frauder pour voir les mails aux saveurs de Florence, ton périple italien.
C'était un temps de beaucoup de première fois, les maladresses, la peur de s'attacher, la peur de ce trop plein d'émotions nouvelles, ne pas croire à ce conte de fée si parfait, tomber amoureuse quand tu décides de ne plus me faire la bise devant cet arret de bus et te dire je t'aime la première. Tomber amoureux, tomber tout court, de haut qui plus est. Tourner la page, tout recommencer ou commencer une nouvelle vie à deux, plus murs, plus sages, plus sains, plus responsables.


Tu te souviens ?

# Posté le dimanche 16 novembre 2008 07:22

"tu vois, genre là, je m'étais coupée les cheveux toute seule". :o

Parfois mes cheveux deviennent dreads et j'exulte sur du reggae, du dub ou autre musique qui s'écoute et qui se renifle.
Parfois je suis une petite fille avec sa menthe à l'eau qui allongée dans l'herbe croisent les jambes en effeuillant une pâquerette.
Parfois j'ai envie d'entreprendre 10 000 trucs et je laisse tout en plan, ou plus simple je ne commence pas.
Parfois je suis prise d'un brin de folie et je fais n'importe quoi, je saute partout, je crie, j'entraine Victor dans mon délire et nous sommes morts de rire.
Parfois je suis la dure, sévère Candice, le tyran celle qui fait mal et qui regarde méchamment, qui ne connait pas la nuance de gris, qui ne voit qu'en blanc et en noir.
Parfois je goute au plaisir superficiel sans me prendre la tête, juste en vivant dans l'instant présent, avec Victor quand les invités sont partis on finit les bières qui restent sous le cerisier, ou on prend un bain et on fait des trucs d'amoureux qui finissent en trash night. Je perds pieds et parfois j'aime bien ça.
Parfois je suis gentille, j'essaie d'aider, d'apprendre, d'expliquer, parfois.
Parfois je suis toute morose et je me pose des questions, la spécialiste de la remise en question qui voit tout noir.
Parfois je dois être sadique a aimer l'aïkido et la rigueur japonaise (ou presque) de cette discipline.
Parfois je suis créative et ouverte, je vis tout en couleur, je lis beaucoup, parfois avec Mozart en fond, je peins, j'invente des histoires et je me replonge dans mon enfance ou j'aimais observer la nature, les feuilles, les explications scientifiques de mon parrain.
Parfois l'angoisse m'étreint, je ne fais que bosser, je me lève à 7heures pour prendre mes feuilles de physique sur ma table de nuit, ça en devient obsessionnelle et je me bousille la santé.
Souvent je suis responsable, la pas fun du tout et puis parfois je suis l'irresponsable, la rigolote de service qui improvise un sketch en directe live, celle qui raconte n'importe quoi dès qu'elle est pompette, qui chante du carla bruni en faisant le cosmonaute sur le canapé du doudou.
Parfois je suis la marginale, celle qui a pas trop d'amis ou le peu qu'elle a s'y rattache beaucoup trop, parce que je réfléchis trop et que je trouve que c'est du vent mais qui a peur de la solitude physique. Souvent je me tais. Mais parfois je ne peux plus m'arrêter de parler et je cuisine. Souvent je vis dans mes rêves souvent professionnels et souvent trop utopiques aussi.
Souvent je fais la moue et parfois je souris pour avoir des fossettes.
Parfois il m'arrive de mourir de rire sans raison, ou de pleurer,d'avoir un bonnet sur la tête de regarder le mont blanc et la grande ours.
Je suis un mélange de paradoxe, qui peut se contredire en l'espace de deux minutes. Une maniaque bordelique, une perfectionniste pas minutieuse pour dessous, l'aventurière craintive, qui aime les les maths et la philo, celle qui compare tout analyse tout et qu'on ne supporte pas ou qu'on adore, le plus souvent pas, trop compliquée.
Parfois je suis l'amour de la famille, la fierté d'une amie, d'un amoureux, parfois...
Quand j'étais petite on m'appelait catherine d'estivelle parce que je crapahutais partout, j'aime le ski de fond mais au bout de 100 m j'ai soif, j'aime tout et rien. Je ne sais pas souvent ce que je veux ou non. Je veux tout mais je n'ose pas par timidité. J'ai soif de vie et pourtant...Une romantique refoulée, une idéaliste frustrée surement qui ne se fout pas la paix.
Parfois on me dit que je ne veux pas grandir, une peter pan en herbe. J'ai une obsession pour les tartines et le thé au caramel. Parfois c'est pour me protéger.
Je pense que le bonheur est le plaisir sans remord comme nous le dit aristote (ou sénèque ou platon ou un truc dans le genre), je culpabilise beaucoup et parfois je me dis que vaut la vie sans quelques excès pas vraiment graves mais qui s'éloignent de la morale que je me suis mise dans la tête je ne sais pas trop comment.
Parfois je suis une vraie peste et parfois je fais ma grande sage zen en lisant l'art de la simplicité.

Je suis amoureuse de Prévert, Vian, Tolstoi, Pennac, Coelho etc et j'écoute (parfois) les black eyed peas.
Parfois je joue à je te tiens à la barbichette et je traite de gamins les gens qui jouent avec de la cire à bougie et ou qui sorte une blague carambar.
J'aime les vieux meubles et les frigos américains, tirer la langue, froncer les sourcils, découvrir et apprécier, le ciné et les cactus, lire courrier international et regarder KD2A.
Dans une autre vie j'aurais voulu être Pocahantas, une copine de Marie Curie, Dali, une heroine communiste de la résistance, une espionne russe, une samourai japonaise, une hippie à woodstock, une soixante huitarde amoureuse de John Lennon,sissi l'impératrice avec le physiquede romi schneider.
Les 101 dalmatiens, avoir un doudou sous le nez, boire du martini blanc, me fondre avec l'oreiller et parler une langue qui n'existe pas avec Victor. Etre en constant décalage avec les saisons.

Je ne sais pas qui je suis vraiment mais je sais que je suis tout ça, je suis elle et elle et encore elle et elle aussi.

Lunatique à souhait. " Un vrai bac à sable c'te fille".

# Posté le lundi 27 octobre 2008 15:11

Mon Lion. Coup de pattes, Poum.

Mon Lion. Coup de pattes, Poum.
Une promenade un dimanche après midi, faire sonner la sonnette, sourire, se faire un bisou sans tomber de vélo, se tirer la langue pour voir si elle est verte après notre diabolo menthe, parler et parler, me faire pousser et coacher "ouais candice tu passes en 1.3 voir 1.2 ok?! et jusqu'au bout la côte". Respirer l'automne, l'escargot, les feuilles mouillées, être éblouie par quelques rayons de soleil, éviter les louloutes à lunettes,avoir mal aux fesses et faire du 30 km/h en regardant les paysages défilés, trouver qu'une vache n'est pas vraiment appétissante au premier abord et parler relativité. Prendre un grand bol d'air frais et retrouver mon amoureux en lui collant du yaourt à la framboisesur son nez.


Somewhere over the rainbow....

# Posté le dimanche 19 octobre 2008 12:21

Modifié le samedi 25 octobre 2008 14:07

" Elle est plus forte que toi la crise...(8)" | Notre amour dévoilé au grand jour.. mais non faut pas le dire!

" Elle est plus forte que toi la crise...(8)" | Notre amour dévoilé au grand jour.. mais non faut pas le dire!
Imaginez deux minutes...

Imaginez quelqu'un avec qui vous avez ri,pleuré,aimé à n'en plus finir, souffert, et gouté au bonheur suprême.
Imaginer qqn avec qui vous vous êtes sentie vivre constament, qui vous trouve belle en toutes circonstances et intelligente, avec qui vous avez tout partagé pendant plus de deux ans et demi, les joies, les peines, les bêtises, les états d'âme, des mots à la récré, des crocodiles verts, des regards furtifs au début, des dessins, des lettres, des bouquins, des CD, des caleçons (enfin surtout lui), des cours, beaucoup de bisous, des peurs, des engueulades, des moments de folies, l'ivresse, la douleur des mots violents et de la joue qu'on mort ou du poignet qu'on tort.
Imaginer quelqu'un avec qui voyez en grand, avec qui vous révez, réaliser ces rêves, créer bobette l'éponge, faites des batailles d'encre, de chaussettes, de mousse à raser, d'eau, de chaussures, des combats de catch, des courses poursuite, avec qui vous visitez lyon, la baule, faites du vélo et vous met un pansement quand vous êtes tombée, danser et rier aux éclats. Quelqu'un qu'on prend par la main quand on veut s'assurer qu'il est bien là.
Imaginer quelqu'un qui connait tout de vous et qui continue de vous admirer en ayant toujours en réserve une part de mystère, imaginez tous ces cinés, ces concerts, ces soirées, ces week end passés ensemble, tellement nombreux. Ce bouquet de souvenirs, ce grand bol de complicité et de petits plaisirs colorés.
Imaginer qqn à qui vous donneriez votre vie les yeux fermés, une confiance absolue, qui sait ce qui signifie vos moindres soupirs ou la nuance dans votre voix ou votre regard, qui vous fait des bisous sur le front et qui vous sert dans ses bras pour vous protéger de tout, qui veille sur vous et qui vous soutient, qui vous pique la couette et qui ronfle mais qui vous fait aussi des petits déjeuné au lit, qui joue au papa, au p'tit garçon, à l'ado attardé, au p'tit mec responsable. Quelqu'un à l'épaule musclé, avec qui s'enrouler dans les draps ou se sont emmelées l'odeur de notre peau.
Imaginez quelqu'un avec qui vous avez grandi et avec qui vous continuer de grandir, une moitié qui vous complète, que vous admirez, le prince charmant dont toutes les filles rêvent, à qui vous dévoiler vos souhaits les plus fous ou pas.
Imaginez que vous ne pensez plus jamais seul mais à deux, que vous n'imaginez rien d'autre sans lui et que c'est normal.
Imaginer un amoureux fringant un samedi matin qui se lève d'un bond pour donner le biberon a votre petit frere.
Imaginez un grand monsieur que vous pouvez embêter à loisir, qui vous dispute quand vous faites des betises, qui veille sur vous, son merveilleux jouet.Qui met vos pulls ou porte votre sac à dos quand il est trop lourd.
Imaginez aussi ces moments de bonheur des cadeaux qu'on offre, des belles paroles échangées, de l'émerveillement quotidien de petites choses. Un sourire, un air qu'on chantonne, retomber en enfance, se chamailler et s'aimer toujours, sans forcément se le montrer. Se disputer et regretter, vouloir vivre ensemble 70 ans et plus si affinité, rire de ses blagues remonteuses de morale qui s'est caché au fin fond des chaussettes.
Imaginer quelqu'un avec qui vous n'avez jamais peur du jugement qu'il porte à votre égard, quelqu'un avec qui vous êtes vous et simplement vous, sans pudeur ni gêne, vous êtes vous c'est tout. Quelqu'un qui n'a pas peur de montrer ses larmes parce qu'il a trop peur de vous perdre, qui vous offre un coquelicot et une gauffre au chocolat; qui croit en vous, vous raisonne et vous donne confiance et foi.
Imaginer des discussions jusque tard dans la nuit, des pensées chuchotées, vos chagrins qu'il partage, les larmes qu'il avale pour vous, être à ses yeux la plus belle souris au monde, sa p'tite femme,fier de vous et en rougir, le rendre jaloux rien que pour voir ses sourcils de petit garçon froncés et se faire pardonner. Qui vous prend le visage entre les mains pour vous embrasser et qui rit de votre air enfantin.
Etre chez vous chez lui, pouvoir tout le temps compter l'un sur l'autre, être trop dépendante parfois. Parfois...

Imaginez quelqu'un qui vous aime, tous les jours.

Merci.

# Posté le lundi 13 octobre 2008 14:52

Modifié le lundi 13 octobre 2008 15:10

Des souvenirs.

Des souvenirs.

# Posté le dimanche 12 octobre 2008 15:08

Modifié le dimanche 12 octobre 2008 15:26

On m'appelle Carla en ce moment, allez savoir pourquoi..."un vrai tas de microbes c'te fille"!

On m'appelle Carla en ce moment, allez savoir pourquoi..."un vrai tas de microbes c'te fille"!
Un mélange de rires et de larmes, de folie et de nostalgie, un gros n'importe quoi qui fatigue et qu'on aime pourtant bien. Du bruit constamment du bruit, des cris, des chansons,des klaxons, le métro, les ivrognes, les jeunes et les moins jeunes, des gens pressés indéniablement.

Un samedi matin ensoleillé, au détour d'une rue en sortant d'une boulangerie aux vieux moulins à café, un Monsieur chante devant vous... In the town where I was born sans raison vous souriez, vous accélerez le pas et chantonner la suite qui vous trotte dans la têteWe all live in our yellow submarine. Une fois de plus trois fois rien. Les couleurs des fruits et légumes de l'arabe du coin, les vélov uni-pédale (nouveau concept), le vieux lyon et ses boutiques rigolotes,bellecourt et la quête du petit paumé, les hip hopeurs qui hip hop sur de la musique classique, la montgolfière qui boude, les tigres en cage (une honte), les souvenirs de tartine et chocolat, les concerts en pleine rue,les quais et ses péniches, nos p'tits mecs, un réveil qui fait tic tac trop fort et trop vite, des bains avec plein de mousse, des chocolats chauds trop chaud, les rues bizarres, conduire (ok, faire semblant de conduire) un métro, s'entasser comme des sardines, courrir on ne sait jamais bien trop ou, violenter un pigeon, avoir un Brice tous les matins fringant apporteur de croissant et bonne humeur, tabac noir, chandeliers, des photos de tout et de rien (un panier au bord d'une fenêtre, les pavés de la rue...), des heures à attendre, avoir peur de l'avenir, marcher sur l'eau, chercher ses sous pour un ticket de métro (et prendre le dernier de justesse)et un cocktail de purée de banane, essayer de travailler, se coucher tard, chanter avec une voix grave, des regards réprobateurs, une voix cassée en fait, une complicité, des aller retours dans un train, des rires forcés pour les controleurs SNCF, se vautrer dans un canapé, ramassé une fleur, être triste et rire de nos bêtises, petit déjeuner avec les Beatles, boire de l'extrait de pépin de pamplemousse et de la fleur d'hibiscus, faire la vaisselle, se sentir ensemble, se faire brosser les dents par quelqu'un d'autre,passer des moments chouettes avec un amoureux,embêter le monde parce qu'on aime pas le vin,retomber en enfance,dire plein de bêtises, se faire gronder, se faire démonter les genoux dans l'ascenseur de Marc, foutre le bordel dans la chambre de victor,courire pour traverser la rue, se plaindre et rosir les joues par le soleil et être triste quand on se retrouve seule après ce gros souffle d'émotions.

Lugdunum, les copains...

un grooos viide. Un silence assourdissant.

# Posté le dimanche 12 octobre 2008 12:33

Modifié le dimanche 12 octobre 2008 15:21

" Nous vivons endormis dans un monde en sommeil. Mais qu'un "tu" murmure à notre oreille et c'est la saccade qui lance les personnes. Nous n'étions rien ou rien que des choses avant d'être réunis" Bachelard ou la citation qui prend tout son sens dans ces moments là.

" Nous vivons endormis dans un monde en sommeil. Mais qu'un "tu" murmure à notre oreille et c'est la saccade qui lance les personnes. Nous n'étions rien ou rien que des choses avant d'être réunis" Bachelard ou la citation qui prend tout son sens dans ces moments là.
Au début c'est presque trois fois rien...

Un amoureux qui vient me chercher au lycée.
Et puis, au détour d'une rue, c'est une surprise : deux amis cachés, Marc et Mathilde.
Les retrouvailles, les embrassades, un sourire cousu sur nos lèvres. Un complicité retrouvée.
On poursuit autour d'une table d'un café dehors, au soleil. Devant nos chocolats chauds et leurs cafés on parle de l'avenir, des études, des projets de rando et de camping pour l'été prochain. L'euphorie de la fin de semaine de cours, l'intensité du moment présent, la joie de s'être retrouvés.
La bonheur est au rendez-vous, théo aussi dans son chouette manteau. On le voit arriver de la gare, tout frêle qui se passe la main dans ses boucles folles, c'est bien lui. Le calin de retrouvaille s'impose pour tout le monde, on s'est tous manqués. Les habitudes reprennent, les rires retentissent, les chamailleries aussi.
Avec Mathilde on trouve que nos copains ont vieilli, ils parlent de vie active, de visa, de loyer. Maintenant ce sont des grands nos p"tits gars. Et puis Lyon revient dans leur bouche sans arrêt, on aimerait bien y être aussi finalement. Cette vie festive, un peu folle, ouverte sur tout.
L'aventure se poursuit en la personne de Typhaine dans sa chouette robe hibou. J'avais oublié comme je t'aime, cet optimisme, cette façon d'être,qui se promène avec son beurre de cacahuète. Et puis Marie.
Finalement nous sommes tous là, les garçons font pipi dans la saone, les filles parlent de carte 12-25 à racheter, de billet de train, d'un week tous ensemble, de béret parisien et d'anniversaire un mercredi après midi avec des ballons.

C''est trois fois rien et pourtant.

# Posté le dimanche 28 septembre 2008 11:54

Modifié le dimanche 12 octobre 2008 12:53